C’est un tour de magie ou de technologie devrions nous dire. Aux qualités et aux défauts discutables, GNU/Linux est tout du moins un système souple. Une flexibilité qui permet en autre, de transposer un système sur différents matériels. En bon Français, cela signifie qu’une installation, du partitionnement à l’onglet en favori, peut voyager d’un disque dur à un autre. Ce n’est pas tout, Linux n’est pas lié à votre matériel, autrement dit il n’est pas vouer à mourir avec votre ordinateur. Navré pour le troll, mais l’exemple le plus parlant reste Windows.
Le lundi, vous effectuez une installation sur un Athlon couplé à une carte mère MSI J42+; le vendredi tonton vous offre un super i7 avec une Asus 66KN. Youpi dites vous, cependant entre temps, vous avez bien rempli et paramétré votre Windows (dans la mesure du possible). Vous êtes bon à ré-effectuer une installation, l’ajout des pilotes, refaire vos manipulations …
Remontons le temps, nous sommes à nouveau lundi : vous installez Debian sur l’Athlon couplé à la MSI J42+; vendredi, tonton vous offre ce super i7 avec une Asus 66KN. Youpi dites vous car dans 5 minutes, vous profiterez de votre nouvelle bécane propulsée par Debian. Poussons le délire, tonton est comblé par votre installation Debian et souhaite obtenir la même configuration chez lui. Tout à fait possible ! Vous attrapez un SSD vierge, vous suivez le guide ci-dessous et offrez le disque prêt à usage à tonton
.
Le tutoriel a été réalisé via Ubuntu 10.04 avec deux disques durs partitionnés comme suit :
Chaque périphérique pouvant disposer d’un nom différent selon le cas. Pour la suite des explications, nous utiliserons « apt-get » à remplacer par votre gestionnaire (pacman, emerge, aptitude, yum …).
Lancez un terminal et passez en mode « super utilisateur ».
[nico@horyax ~]$ sudo -sCréons deux partitions sur le nouveau disque dur avec fdisk ou gparted comme dans notre exemple.
[root@horyax ~]# gpartedLes captures d’écrans suivantes sont à titre d’exemple, tailles et choix des partitions étant tout à fait fictifs.
1) Sélectionnez votre disque vierge « /dev/sdc ».
2) Créez une table de partition : Périphérique → Créer une Table de partition, puis Appliquer.
3) Créez une partition principale de 236Go en ext4 par exemple.
4) Même chose pour la partition « swap » – prendre l’espace restant .
5) Appliquez vos changements puis quittez Gparted.
Le disque dur est fin prêt. Il est temps de « monter » votre nouvelle partition ! Nous montons /dev/sdc1 sur /mnt.
[root@horyax ~]# mount -t ext4 /dev/sdc1 /mnt
Bien. Pour pouvoir démarrer, il va vous falloir un chargeur d’amorçage. C’est GRUB qui s’y colle dans la plupart du temps. A moins que vous sachiez comment s’y prendre avec Grub 2, nous utiliserons Grub Legacy, premier du nom. Tout se déroule sur le DD initial, /dev/sda.
[root@horyax ~]# apt-get purge grub-pc[root@horyax ~]# rm -R /boot/grub/*
[root@horyax ~]# apt-get install grub[root@horyax ~]# update-grub[root@horyax ~]# grub-install /dev/sda
[root@horyax ~]# nano /boot/grub/menu.lst
# (0) Horyax Linux
title Horyax Linux
root (hd0,0)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.24-23-generic root=/dev/sda1 ro
initrd /boot/initrd.img-2.6.24-23-generic
Attaquons la copie du système vers le nouveau disque ( /mnt ). On copie littéralement toute la racine.
[root@horyax ~]# cp -dpRx / /mnt
Nous approchons de la fin. Une petite installation de Grub sur le nouveau disque s’impose.
[root@horyax ~]# grub-install /dev/sdcSi tout ce passe bien, pas de message d’erreurs. C’est toujours bon à savoir.
Voilà, ça ne prend rien de plus. Vous pouvez désormais éteindre votre ordinateur. Veuillez débrancher le disque dur et le confiez à Tonton. Une fois chez lui, il n’aura qu’à placer le périphérique dans sa tour et admirer votre Debian custom.
Citons deux autres usages liés à cette technique :
Tutoriel élaboré par Jambon.
Illustration de l’article par Adam Foster
Nice
Au delà du contenu de l’article qui ne m’intéressait pas (
je m’en fous,sait déjà faire, n’a pas linux), très bon style d’écriture et jolis jeux de mots dans les titres!« tonton, c’est bientôt mon anniversaire ! »
@Gac : merci pour le compliment, il faut surtout remercier Jambon. C’est lui qui a eu l’idée de l’article et qui a rédigé le tutoriel.
Je n’ai fait qu’introduire et reformulé les idées.
A quand un prochain duo avec monsieur cuisse de porc
.
Ou sinon en une ligne de commande….
dd if=/dev/sda of=/dev/sdc bs=1M conv=notrunc
Et le tour est joué (bon apres, on peut jouer avec les partitions, mais ca marche tel quel)!
Bien plus simple non?
Bien plus simple si la disque est identique, si le nouveau disque est plus « gros » il faut refaire une partition, et si le nouveau disque est plus petit (ssd) ça ne marche pas.
ah oui, si le disque est plus petit, c’est plus compliqué en effet.