Intel Smart Connect, confidences sur l’oreiller

Intel, qui pour parler « actualité », est sur le point de sortir sa nouvelle gamme de processeurs. Le discours marketing de la multinationale ne s’articule pas uniquement autour de leur puce. Technologies, solutions logicielles ou matérielles, ils œuvrent dans bien des domaines.

Il y a deux semaines, dans le cadre de mon stage, j’ai assisté à une conférence de presse de leur part. Ivy Bridge était menu du jour. Au delà des explications techniques, la présentation m’a étonné. Les employés en costumes ont drôlement accentué la partie marketing. Parmi leurs technologies révolutionnaires, Intel Smart Connect a retenu mon attention.

Description par les Bleus en personne (traduit) :

« Intel® Smart Connect Technology a été conçu pour mettre à jour de manière périodique un programme, lorsque votre PC est inactif. Durant la mise en veille, certains logiciels se synchronisent afin de retrouver les applications à jour, lors de la reprise.

Figurent des applications telles que Outlook, Windows Live, ou des gestionnaires de réseaux sociaux. Désormais grâce à la technologie Smart Connect, à l’instar d’un email, vos programmes se mettront automatiquement à jour et ce, de manière transparente. »

affiche film

Si cela se tient uniquement aux logiciels cités, je ne vois pas l’intérêt. Sur mon PC, lors du retour en veille : j’ouvre mon client mail puis environ 95 millisecondes plus tard, j’aperçois mes messages. Pour gagner 1 seconde dans ma précieuse vie, je laisse à Intel son logiciel.

On peut tout de même voir la chose autrement. Cette fois, j’ouvre mon PC : pilote graphique à jour, dernière version de mon rapport prêt à l’usage et un VLC tout frais. C’est déjà un peu plus attrayant. Le principe est merveilleux mais la réalité est tout autre. Au lieu d’approfondir les usages possibles, Intel s’arrête à du superficiel. Une porte en plus pour les malwares voir les utilisations détournées (sujet sensible).

Cette technologie qui m’inspire donc grandement confiance, dispose d’un deuxième atout : elle réduit la durée de vie de votre matériel. En effet, c’est grâce au réseau que l’échange des données est rendu possible. Pour réaliser cette prouesse technique, le Wifi est donc obligé de tourner durant la mise en veille. Période durant laquelle il « update ». Votre ordinateur est tout, sauf en train de veiller… C’est d’autant plus rassurant.

Pour finir, Smart Connect est implémenté au niveau du BIOS car il interagit directement avec le matériel. Le bon coté, c’est qu’Intel propose ses standards uniquement pour améliorer votre expérience. J’adore ce terme.

La puissance Microsoft-Intel

L’un est distributeur de logiciels, l’autre fondeur. Au final ils contrôlent toute la chaine de fabrication. Ils imposent leurs normalisations, selon leurs intérêts. Deux exemples qui me viennent à l’esprit :

  • le tatouage, qui consiste à lier partie logicielle et matérielle. Ce procédé complique considérablement l’installation d’un second OS, le changement du disque dur, le lancement d’un live CD … des droits pourtant tout à fait légitimes pour tous acheteurs. Acheter qui correspond à l’acquisition d’un bien, autrement dit, prendre possession de ce bien et en devenir propriétaire. Triste d’en arriver à ce rappel.
  • second point, le remplacement massif du BIOS par l’UEFI, made in Intel. Pour faire simple, le « Unified Extensible Firmware Interface » est une couche logicielle dont l’objectif similaire au BIOS, devrait apporter nombreux avantages : boot plus rapide, gestion des volumes supérieurs à 2To, sécurité accrue, options supplémentaires… foutaises marketing ! Ce qu’il faut plutôt retenir c’est que l’UEFI instaure la notion de signature numérique, autrement nommée « secure boot ». L’EUFI vérifie la présence de cette signature avant de démarrer votre OS. L’idée de départ, qui pourrait être d’empêcher virus et autres joailleries de s’immiscer au plus bas niveau de votre matériel, se transforme en casse tête à qui souhaiterait lancer autre chose que ledit système certifié. On me chuchote Linux.

    Microsoft (apparition majestueuse), assure qu’il sera possible pour l’utilisateur d’activer ou de désactiver le « secure boot ». Encore faut-il que le constructeur de la carte mère le propose. Assez étrangement, les appareils ARM, ne devront quant à eux, ne surtout pas permettre cette éventuelle désactivation (notez l’élégance de la phrase). Microsoft, chercherait-il des parts de marché ?

    L’UEFI qu’on pourrait qualifier de cliquodrome, n’apporte en réalité aucune innovation. C’est là qu’on aperçoit la magie Intel-Crosoft. A travers de jolis mots, ils enferment au maximum l’utilisateur et ce, malgré tous leurs démentis. Ayant pu profiter de l’UEFI, je vous assure que c’est une belle arnaque qui m’a valu l’abandon de mon installation Debian.


Des confidences que constructeurs, concepteurs et producteurs gardent bien au chaud …

Commentaires

  1. Par BibiSky51

    Répondre

  2. Par Nicolas

    Répondre

  3. Par Dadet

    Répondre

  4. Par Nicolas

    Répondre

  5. Par Pazns

    Répondre

  6. Par Nicolas

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Combien font (en chiffre) : * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.