Petit papa Noël, veux tu d’un PC sous ARM ?

Le gros barbu au bonnet rouge ne tardera pas à descendre dans nos cheminées. Défiant le continuum espace-temps pour livrer le monde entier l’Occident et désormais quelques chinois, il faut reconnaitre que la tâche semble ardue. Si nous lui faisions une suggestion ? Un cadeau qui révolutionnerait le monde … de l’ARM. Loin de moi l’idée de me séparer de mon puissant i7, ou Athlon pour les intimes, mais il faut admettre que certains appareils branchés ont de quoi séduire. Les tablettes ! Bien sûr que non, pas assez cher. Plus sérieusement, parlons de ce ces ordinateurs en forme de clés usb, souvent sous Android et qui promettent des expériences incroyables.

PC de poche

Suite au phénomène Raspy-mania, de nombreux constructeurs, ou assembleurs plus précisément, se sont rués sur ce tout nouveau marché. D’un coté les cartes de développement telles que la Raspberry-Pi puis un genre plus friendly, des mini-ordinateurs au format clé usb. Ces derniers embarquent des processeurs ARM combinés à une puce graphique ou plus communément appelés SoC. On bénéficie ainsi du strict minimum pour réaliser des tâches données. En fait, nous sommes très proches du matériel dans nos smarpthones. L’utilisation la plus intéressante avec ces mini-PC reste la lecture de vidéos HD ou tout autre contenu multimédia. Mais, il ne faut pas exclure les applications ou même les jeux vidéos disponibles sur Android qui raviront toute la famille.

L’avènement d’une nouvelle technologie

C’est hallucinant le nombre de ces petits appareils qui sortent chaque mois, difficile de tout suivre avec attention. On se croirait aux débuts des années 70 avec l’émergence de l’informatique pour grand public puis la naissance des geeks. C’est très similaire actuellement. Le matériel sous ARM, qui existe depuis des années dans le domaine professionnel, commence seulement à se propager dans nos maisons. On assiste à un espèce de retour en arrière avec des puissances ridicules face à nos PC. Apercevoir des gens se battre pour gagner 100MHz ou 2 images par seconde, quitte à passer des heures sur leurs dev-board, je trouve ça fantastique. Ils bidouillent les logiciels et tentent d’exploiter au maximum ces petites bêtes. C’est encore réservé à un public averti mais d’ici peu, tout sera sous ARM. En passant du pilote de bord de votre voiture, à la télévision, au lecteur multimédia, au frigo ou mêmes des consoles … Les puces ARM sont trop bons marché, affichent une consommation dérisoire et des tailles lilliputiennes.

Bref tour de l’horizon

En écrivant ce billet, j’ai du passé des heures à parcourir des forums, regarder des vidéos ou lire de la documentation et pour autant, je n’ai appris que très peu de choses concrètes. C’est un domaine en pleine expansion et on plonge rapidement dans des termes techniques. Mais je vous rassure, si j’ai pu comprendre l’essentiel, c’est que c’est simple. A propos d’essentiel, effectuons un rappel.

La compagnie ARM n’est pas comparable à Intel ou AMD. Elle ne produit pas des processeurs à proprement parler, elle ne dispose pas d’usine. En fait, ARM ltd vend des design de puces que des constructeurs achètent puis ils produisent les circuits imprimés.

Citons Rockchip, AllWinner, Broadcom (Raspberry Pi), Amlogic, Freescale, Texas Instruments et bien d’autres. Tous sont très réputés et se partagent ou se battent dans certains secteurs. Ceux qui nous intéresses à l’heure actuelle sont Rockchip et AllWinner. Contrairement à AllWinner, Rockchip ne partage pas le diagramme de ses puces et empêchent les développeurs de porter Linux sur leur plate-forme. Android fonctionne sans problème mais ça limite grandement l’usage. Par contre, AllWinner qui diffuse suffisamment de documentation et qui est devenu omniprésent sur les mini-PC, permet de bidouiller sans limite son matériel.

Votre prochain PC

L’appareil sans doute le plus en vogue se nomme le MK802 qui est propulsé par une puce AllWinner A10. Au final, la forme de l’objet importe peu. Ce qui compte c’est ce qu’il y a sous le capot et justement, d’autres produits disposent de puces AllWinner tels que le Mini Xplus.

Le MK802 se présente sous la forme d’une clé usb, contrairement au Mini Xplus qui se rapproche davantage d’un petit lecteur multimédia. Tous deux embarquent 512Mo à 1Go de mémoire ainsi qu’une puce AllWinner A10 dont la partie CPU est cadencé à 1GHz, puis 500MHz pour le GPU. Rien à voir avec le processeur de la Raspberry Pi, celui-ci est plus récent et bien plus rapide. L’utilisation d’Android est fluide, on peut jouer sans problème (Angry Birds, etc) et lire un film haute définition sans devoir redémarrer la clé six fois dans la soirée. Les portages de Linux sont encore au stade de beta, du moins, de petits bugs subsistent. Nous sommes loin de la Raspberry Pi et de sa fluidité fort désirable dans l’environnement de tous les jours, nous pouvons vraiment profiter d’un système d’exploitation.

Il ne faut pas non plus attendre des miracles du processeur J’espère ne pas vous décevoir mais les temps de chargement ne sont pas instantanés et on ne peut pas lancer 14 logiciels en même temps. On est loin de notre i7 qui consomme 95W.

Où se fournir ?

C’est la question qu’on se pose dans bien des cas, surtout avec ce genre d’appareils exotiques. L’idée de recevoir son colis dans 3 mois ou pire, de retrouver le numéro de sa CB sur Twitter, n’est jamais très convaincant.

MK802 alias MK802 II ~ 70€

A ma grande surprise, j’ai trouvé l’engin en question sur Amazon, j’aurais du mal à y résister.

Une précision très importante, il existe deux révisions de la MK802. La première du nom, puis la MK802 II. La MK802 de première génération souffre de deux problèmes récurrents : chauffe et wifi hasardeux. Ce modèle est clairement à oublier, je me tourne donc vers la nouvelle reine, MK802 II qui pallie ces faiblesses. Apparemment, il y aurait même une troisième version.

Attardons nous sur les caractéristiques, notamment les entrées/sorties. Nous disposons de deux ports micro-usb, un port usb classique, une sortie HDMI et un lecteur de carte micro-SD. Plusieurs photos sont disponibles chez le constructeur pour vous faire une meilleure idée.

Alors si j’ai bien compris, un des ports micro-usb sert d’alimentation, le reste est libre. Vous apercevrez que pour 70€ avec les frais de port, on nous promet un câble d’alimentation, un adaptateur micro-usb vers usb puis une rallonge HDMI. Ça me parait un peu trop beau mais pourquoi irait-il mentir. C’est vraiment alléchant.

Mini Xplus ~ 90€

L’assembleur Miniand, que j’ai aperçu puis suivi depuis ses débuts, propose également plusieurs mini-PC dont le Mini Xplus.

Comme je l’ai expliqué précédemment, sous le capot le MK802 ou Mini Xplus sont similaires. Ce qui est intéressant avec ce dernier, c’est qu’il dispose d’une vraie antenne wifi, donc d’un signal assurément plus stable ainsi q’une télécommande. Ce n’est pas grand chose, il coute plus cher, mais c’est un produit plus fini.

Hackons nos mini-PC

Quel intérêt d’acquérir ces mini-PC si derrière on ne peut pas exploiter le matériel comme bon nous semble ? Je vous pose la question… Il y a trois choses intéressantes à réaliser : installer CyanogenMod, Linux et XBMC.

CyanogenMod

CyanogenMod permettra de disposer d’une version plus récente d’Android, la 4.1 actuellement, puis des avantages d’une ROM modifiée. Attention, l’opération n’est pas sans risque, voici le détail.

En parlant d’Android, il faut surligner que l’OS ne gère pas encore le full HD, nous sommes contraint par du 1280*768px. Je répète, c’est purement logiciel et propre au système de Google.

Linux

Si installer un Android customisé n’est pas 100% sûr pour le moment, un bon vieux Linux est quant à lui anodin. En effet, CyanogenMod doit être configuré au niveau de la ROM. Si on réalise une mauvaise manipulation, difficile de revenir en arrière. Quant aux images Linux, elles sont simplement placées sur une carte SD puis le mini-PC boot dessus. L’installation est plus aisée vu qu’elle se limite à la copie de l’image.

Le nombre de distributions est encore limité, la plus intéressante pour le moment est Lubuntu. Vous pouvez utiliser l’image de Miniand ou Rikomagic. Cette dernière semble plus aboutie car elle corrige quelques bugs liés au wifi.

XBMC

La fameux logiciel pour media-center n’a plus rien à prouver. XBMC est actuellement en cours de portage sur les processeurs AllWinner. On trouve depuis plusieurs mois des versions non officielles mais parfaitement fonctionnelles sous Android. Coté Linux, plusieurs équipes de développeurs dont Miniand, OpenElec et XMBC eux même, travaillent sur l’intégration du logiciel. Ce n’est qu’une question de temps.

Cher Père Noël …

Faut-il craquer pour ces bolides de course ? Oui et non. Ce n’est clairement pas abouti mais c’est suffisamment sur la bonne voie pour espérer en tirer parti. Pour ceux qui sont un minimum bidouilleurs, il n’y aura aucun problème à profiter des dernières nouveautés mais coté grand public il faudra attendre deux évènements majeurs : la prise en charge du full HD par Android et la mise en ligne officielle du soft XBMC. A partir de ce moment là, imaginez que pour 70€ tout compris, vous poussiez lire vos contenus multimédia, faire profiter les plus jeunes des jeux Android ou surfer sur la TV. Nous n’imaginons pas à quel point ARM va bouleverser l’informatique.

Commentaires

  1. Par Roy

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    • Par Nicolas

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  2. Par Roy

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    • Par Nicolas

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