Raspberry Pi, le retour du tueur

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine …

Au bord du gouffre, le monde est contrôlé d’une main de fer par les dénommés Lobbies. Un groupe très puissant et aux influentes décisions. Dans l’ombre, un guerrier connu sous le nom de Pi, se prépare à renverser le pouvoir. Tandis que les rebelles s’arment de tous les plans possibles pour construire ce qu’on appellera le Raspberry, un vaisseau ultra rapide et doté d’une extraordinaire maniabilité, l’empire rassemble ses troupes. Plus déterminé que jamais, Pi arrivera t-il à fédérer suffisamment de citoyens …

Petite bafouille avant de débuter,

Je me suis rapidement retrouvé enseveli par les informations lorsque j’ai débuté la rédaction de ce deuxième article. Je vous l’assure, il y aurait de quoi en faire un blog à part entière. J’ai eu un peu de mal à trier puis synthétiser et au final, j’ai préféré regrouper un maximum d’informations sans forcement détailler et pourquoi pas plus tard, revenir sur certains points.

 

Transformer sa Raspy en client léger

schéma

Le concept est simple. D’un coté on dispose d’un serveur et de l’autre, d’ordinateurs, nommés « clients légers ». Le serveur gère les opérations tandis que le client léger s’occupe de la partie affichage. Les avantages sont innombrables : entretien limité au serveur, coût des clients légers plus faible qu’un PC, consommation fortement réduite, bruit nul, taille ridicule et nombreux problèmes matériels épargnés (pas de disque dur en autre).

Dans les grandes entreprises, un tel système est quasi-incontournable. Imaginez les économies de réalisées.

Chez un particulier, il est moins tentant de mettre en place cette architecture et pourtant, à partir de quelques ordinateurs, simplifier la maintenance et s’offrir des solutions aussi sexy que la Raspberry, ne serait pas de refus. Faible taille, silence de mort, consommation dérisoire et prix incomparable à un PC « complet ».

Certes, les utilisations ne sont pas comparables avec votre ordinateur. Vidéos, jeux … oubliez tout cela mais pour de la bureautique, c’est parfait. Il faut de plus, maîtriser un minimum l’informatique et le monde du manchot pour assurer la partie installation.

Je ne détaillerais pas ici cette dernière pour deux raisons : premièrement, cela nécessiterait un dossier complet, puis je l’avoue, je ne maîtrise pas cette technologie. C’est mon père qui de métier, s’intéresse et met en place ce genre de système. Je peux seulement vous certifier que nous utilisons quotidiennement des clients légers et qu’ils sont à la hauteur de leur modeste prix.

La solution

X2go est sans doute le logiciel le plus complet de disponible. Il est compatible avec de nombreuses plateformes (dont ARM), plusieurs OS et Opensource. Je vous laisse profiter de la lecture.

 

Arduino like

Alors que seule l’imagination impose des limites dans l’exploitation de ces fameuses cartes de développement, la Raspberry Pi peut-elle en faire autant ?

La carte dispose en effet de plusieurs entrées/sorties ou GPIO pour employer le terme technique et laisse donc envisager pas mal de bidouilles.

On peut citer cet appareil photo dans lequel a été encastré une Raspy pour transférer les photos en live, ou encore cette implémentation comme ordinateur de bord dans un engin espion. Terminons avec le montage d’une Raspberry Pi, cette fois-ci intégrée dans un clavier qui fait donc office de boîtier.

Pour palier au faible nombre de connecteurs de disponibles sur la Raspy, certains n’ont pas tardé à proposer des cartes d’extension telles que la Gertboard ou la RaspiComm.

Un ptit’ tour sur le wiki de Pi s’impose pour en connaitre davantage sur les ports fournis.

 

étoile-noire

Serveur intergalactique

Qui n’en a jamais rêvé ? Disposer de son propre serveur chez soit et qui plus est, d’un serveur fanless qu’on pourrait même perdre sous un coussin !

Toutes les démarches suivantes peuvent être réalisées sur Raspbian ou Archlinux (pour les pro de la gâchette).

Serveur web

700MHz de processeur, 256Mo de ram, connexion en carton … serveur, hum est-ce bien raisonnable ? Evidemment que non mais cela n’a pas empêché de vaillants informaticiens à essayer !

L’idée la plus logique, serait d’installer nginx, pour sa légèreté. Les plus fous ont même configuré nginx + php + mysql et wordpress !

Un autre tutoriel ultra-complet, qui détaille la mise en place d’un serveur sous Apache.

Non-stop download

On évitera d’employer le terme français pour des questions d’ordre public (pirate néo-nazi, toussa … bref). Donc pour download vos distributions favorites, vidéos de vacances et autres contenus légaux, rtorrent répondra à vos attentes. Si grand-père a eu l’idée de partager ses photos en direct download, le basique wget couplé à screen fera parfaitement l’affaire.

Partage de fichiers et serveur DLNA

Ça serait pas cool ça ? Une fois votre film téléchargé (oups), vous pourriez directement le diffuser dans la maison. En gros, d’un coté vous auriez un serveur Pi qui partage vidéos/musiques/etc. De l’autre bord, vos ordinateurs, ou une seconde Raspy de branchée à la télé qui réceptionne le tout. SqueezePlug s’en charge.

Les tunnels, c’est plus sûr …

Je n’ai pas grand chose à dire à part qu’il faut du courage et ne pas avoir peur du noir pour s’attaquer au monde des VPN : plan de secours.

 

Un dernier lien pour être certain de ne pas manquer de lecture dans les prochains mois : caverne d’Ali Baba.

 

Interface 100Mb, un problème ?

escargot

L’interface réseau de la Raspy constitue-elle une forme de bridage ? Difficile de certifier quoi que ce soit mais à première vue, pour une majorité d’utilisations, la réponse est non. Pour la lecture vidéo via le réseau (mentionnée dans le précédant article), il apparaîtrait que ce soit le processeur qui bloque et non le réseau. En effet, dès que je passe sur une vidéo 1080p, j’aperçois des piques coté CPU. Il est tentant d’affirmer que cela vienne de la mise en cache ou d’un autre processus lié à la récupération en réseau. Je Rappelle qu’en lecture locale, tout est fluide. Des films de haute qualité atteignent disons un débit de 40Mb/s, l’interface de la Raspy arriverait donc théoriquement à suivre.

Par contre, dans le cas d’un serveur chargé de partager des fichiers et de faire du DLNA, 100Mb devient rapidement très juste. Du moment qu’il y aura plusieurs utilisateurs, la Raspy risque d’éprouver des difficultés.

J’en profite pour mentionner un programme spécialement conçu pour jouer des vidéos simultanément sur plusieurs écrans (comme dans les restaurants). Encore un bon moyen d’économiser plusieurs centaines d’euros.

Ultime bafouille

Conscient que l’article renvoie excessivement vers de la documentation et majoritairement à des opérations assez techniques, il faut reconnaître que la Raspberry ne s’adresse pas à madame Michu. J’insiste sur l’utilisation de la Raspy en tant que HTPC car c’est la plus accessible. Avec de la volonté on peut y arriver. Retenez une chose : vous ne pouvez rien casser matériellement.

Je ne préfère pas parler de date mais il est question que je revienne sur l’installation de XBMC (en détail) et je l’espère, sur la conception d’un boîtier.

Commentaires

  1. Par Thierry

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  2. Par qwerty

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  4. Par Cyril

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  5. Par Nicolas

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      • Par Nicolas

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